1857 - Chimay

Chimay sa première école en 1857

En 1835, M. le Doyen Ducochet et monsieur le bourgmestre Poschet négocient avec le Frère Philippe, supérieur général des frères, l’ouverture d’une communauté de Frères des Ecoles Chrétiennes à Chimay.

La 10 janvier 1937, les Frères ouvrent une école primaire, de deux classes. Dans une aile du bâtiment du Collège Communal, rue de Virelles, en face de la vieille tour. L’école se développe rapidement. (Le bâtiment de la rue de Virelles a été démoli en 1922.)

La communauté compte cinq frères qui enseignent dans l’école communale depuis 20 ans quand arriva, le 8 septembre 1857, le jeune Frère Mutien, sous la direction de l’excellent pédagogue qu’était le Frère Memi. Le Frère Mutien n’ayant aucun certificat, et malgré l’excellence de son enseignement, les supérieurs reçurent la demande de son départ de cette école communale.

Le 9 septembre 1858, le Frère Provincial enverra le Frère Mutien-Marie à l’Institut Saint Georges à Bruxelles.

Chimay l'ancienne chapelle

 

Le Frère Meni, premier directeur du Frère Mutien

Comme nous n’avons aucun renseignement concernant le séjour du F. Mutien à Chimay, nous avons cherché à en savoir davantage sur le premier directeur du F. Mutien.

Le F. Meni à sa sortie du noviciat enseigna à Chimay de 1840 à 1845. Il y revient comme directeur de 1856 à 1874. Il eut à lutter, pendant les 18 ans de son séjour, contre les adversaires que lui suscita la laïcisation de son école. Grâce à son influence, et à celle du clergé et des généreux bienfaiteurs qu’il sut intéresser à sa cause, l’épreuve ne fit aucun tort à son œuvre et à l’école libre qu’il organisa, s’adjoignit un pensionnat qui devint florissant.

Il obtenait de ses élèves une exquise politesse, et malgré son abord un peu sévère, il se faisait aimer des jeunes gens, qui allaient à lui avec une confiance filiale. Afin de favoriser la piété et

Et de diminuer les occasions de sorties en ville, il obtint à force de démarches, de procurer un aumônier à son établissement et la faculté de célébrer les offices dans la chapelle. Le même esprit d’apostolat le portait à faire réciter les prières avec beaucoup de respect et d’harmonie, comme aussi à assurer de bons confesseurs à la jeunesse qui lui était confiée.

Non moins attentive sa sollicitude pour la communauté. Il exigeait l’assiduité et la  ponctualité aux exercices ; il en donnait l’exemple, et il avait établi diverses sanctions pour les retardataires, s’y soumettant lui-même avec la plus louable humilité.

Je ne pouvais constater que ce vrai religieux ne trouvait sa consolation que dans la prière. Son livre de chevet était visites au Saint Sacrement de saint Alphonse de Liguori. Il multipliait ses communions et ses pratiques de dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus, la très sainte Vierge et notre glorieux patron saint Joseph, en qui il avait une singulière confiance. Les âmes du purgatoire étaient aussi l’objet de ses prières. »

Sources F. Félix Hutin & extrait de sa notice biographique.