Jeunesse

 

L’enfant fit ses primaires auprès de Monsieur Dandois, tonnelier et maître d’école. Cet excellent maître obtint de fort beaux résultats aux examens cantonaux. En cette année 1852, Louis Joseph, qui avait 11 ans, obtint le 5ième accessit et se classa 8ième parmi les 19 concurrents. Il fut un très bon élève, doué d’une intelligence qui était loin d’être médiocre et d’une mémoire qui s’est révélée remarquable.

Le 28 mars de cette année, il fit sa première communion et ensuite confirmé à Gosselies.

Dès son  plus jeune âge, il manifesta les marques de l’éducation foncièrement chrétienne familiale.

A cette époque, les études primaires terminées, il n’y avait que peu d’enfants qui poursuivaient leurs études. La plupart allaient travailler aux champs, d’autres à la mine. En ce qui le concerne, en septembre de la même année, il commença son apprentissage à la forge paternelle. Il confie à un ami: "Je ne limerai plus longtemps "

A la maison, il partageait sa chambre avec Jacques Desclez, un apprenti qui était étroitement mêlé à la vie de famille. Un soir, le voyant réciter son chapelet au pied de son lit Jacques lui dit: "Louis, tu n’es pas fait pour la vie du monde".

M. le curé de Mellet l’Abbé Saillez, perçoit dans cet enfant les signes d’une vocation et lui parle des Frères des Ecoles Chrétiennes qui viennent d’ouvrir une école à Gosselies.

La principale maison des Frères des Ecoles Chrétiennes se trouvait à Namur. Elle était la résidence du Frère Visiteur, le provincial, des Frères qui œuvrent à l’école Saint Aubin toute proche, ainsi que dans deux autres écoles primaires de Namur et une Jambes, un orphelinat et une pension pour jeunes détenus. Les bâtiments s’étendent de la rue de Bruxelles et de l’Allée Verte, aujourd’hui rue Joseph Grafé, jusqu’au Palais de Justice. Les allées de la partie supérieure du jardin ont été couvertes d’un treillis. La vigne plantée au pied donne en été de l’ombre  aux frères qui s’y promènent, en été, pendant les journées chaudes.

C'est à 15 ans, le 7 avril 1856, Louis-Joseph Wiaux entre au noviciat des frères à Namur. Le 1er juillet, la veille de la fête de la Visitation, il revêt l’habit religieux et reçoit le nom de "Mutien" un martyr à Césarée en Cappadoce et un deuxième nom qui doit le ravir Marie. Jouis-Joseph Wiaux est devenu le Frère Mutien-Marie.